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Ils ne demandent qu’à jouer

Le concert donné vendredi soir au lycée Painlevé était l’occasion de faire le point sur la scène « rock » de la cité haut-bugiste, vraie music-vallée.

Si Oyonnax par le peu de concerts qu’elle propose, semble âtre dépourvue de scène musicale locale, il faut en accuser le manque de lieux où se produire. Car cette scène existe bel et bien, et, en témoigne le concert de vendredi soir au Lycée Painlevé, mérite d’être reconnue. Seulement, faute de représentations, elle n’est qu’un « vaisseau fantôme » qui de temps à autres refait apparition, en général chaque 21 Juin à l’occasion de la fête de la musique. Ces groupes de rock ( car c’est en majorité de rock qu’il s’agit), réunions de lycéens et d’étudiants, évoluent donc de façon souterraine, loin des feux de la rampe. Dans des garages ou des caves aménagées, ils se retrouvent les week-ends et partagent dans l’ombre leur passion pour la musique. Malgré tout, les lycées de la ville, conscients et soucieux d’incarner les hauts lieus de la culture, œuvrent à leur émergence, leurs ouvrant leurs portes une à deux fois l’an. C’est ainsi que vendredi soir, les privilégiés qui avaient pu se procurer une des 140 places en vente, ont pu assister dans la salle Faustin Grandet du Lycée Paul Painlevé aux concerts de trois groupes dont les membres font ou ont fait parties de l’établissement. Des concerts qui n’auraient pas été sans compter sur Simon  Bozonnet, l’organisateur, et Minh Tran, ingénieur du son. 

Quand la musique est bonne

The artfull d’abord, groupe de rock qui défie les stéréotypes puisqu’il agrémente la traditionnelle base, guitare-basse, batterie d’un violon et d’un saxophone, a offert à l’assemblée l’opportunité de s’essayer au chant sur des airs connus de tous. Le groupe, qui ne se déplace jamais sans ses groupies agitées, a par ailleurs présenté trois compositions de résonance irlandaise. Une demi-heure aura ensuite suffit à Sazio pour mettre la salle sans dessus dessous. Leurs propres compositions désormais entonnées par les premiers rang n’ont rien à envier aux morceaux entendus sur les stations FM. Alternant mélodies mélancoliques et rythmes dansants, ils ont connu un franc succès à la mesure de leur talent. FraK enfin, que l’on retrouvera sur la compilation que prépare l’association FURIEX, en compagnie de groupes d’Oyonnax aux influences plutôt « métal », ont fait bondir les plus courageux jusqu’aux alentours de minuit. Autant dire qu’il y a matière à écouter. Avis aux amateurs...  

Le progrès mardi 21 Janvier  

 

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